Les enjeux de l’Assemblée plénière du 22 juin 2018

Communiqué de presse

Nous n’avons pas de réponse de Carole Delga à propos de la lettre ouverte nationale de la France Insoumise concernant les entraves à la démocratie et au pluralisme politique au Conseil régional Occitanie. Lors de l’Assemblée du 22 juin 2018, la France Insoumise sera donc soumise à un régime d’exception et discriminatoire avec une minute de temps de parole pour chacun.e de ses 4 élu.e.s.

Nous répondons également à la tribune commune de la droite et de Carole Carole Delga qui demande « un pacte girondin » entre l’Etat et les territoires. Pour nous, c’est non. Aussi, nous vous communiquons notre réponse intitulée « Etat social ou Etat des Régions ».

A l’inverse, la Région doit engager de nouvelles politiques pour répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques. C’est pourquoi nous exprimerons le 22 juin notre opposition au Plan d’Intervention Régional pour l’eau qui considère l’eau comme un enjeu de développement économique alors quelle devrait d’abord être un bien public à préserver, notamment par le refus de la privatisation des barrages et le soutien de la Région aux passages en régies publiques de l’eau.

Enfin, nous proposerons que l’Assemblée régionale :
s’oppose clairement au projet de gazoduc STEP qui doit passer dans les Pyrénées-Orientales pour acheminer le gaz algérien en Europe
fasse le choix du service public ferroviaire et interpelle le gouvernement à  propos des moyens financiers qui lui sera dévolu à l’avenir
n’applique pas le jour de carence tel que rétabli par le gouvernement Macron
s’oppose à la fermeture du lycée agricole de Moissac

Dernière minute :
– nous nous opposerons à l’amendement déposé par l’ensemble des élu.e.s PS, EELV et PCF qui conditionne la signature d’un Contrat d’Objectifs et de Moyens avec les éditions locales de France 3 à la fusion des antennes Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Cette injonction à ré-organiser les antennes locales de France 3  est une dangereuse remise en cause de l’indépendance des médias et menace l’avenir de l’emploi dans ces rédactions.
nous condamnons la décision arbitraire de la présidente Carole Delga qui vient de déclarer « irrecevable » un vœu pour une solution politique négociée en catalogne et la libération des des élus emprisonnés, au motif que cette question ne serait pas « d’intérêt régional »… alors même que nous faisons parti avec la Catalogne d’une même Eurorégion !

Nous continuerons à porter nos engagements de campagne pour la solidarité, l’écologie et la démocratie.

Liem Hoang Ngoc, Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys,
Conseiller-ère-s régionaux.ales de la France Insoumise

Lettre ouverte de la France Insoumise à Carole Delga

La France Insoumise vient d’adresser une lettre ouverte à Carole Delga concernant la gravité des entraves à la démocratie et au pluralisme politique au Conseil régional Occitanie. Les élus de la France Insoumise y subissent en effet un régime d’exception qui vise à faire taire un courant politique.
La France Insoumise appelle Carole Delga à s’éloigner des arrières pensées politiciennes pour permettre une issue positive et faire cesser une situation qui a trop duré.

Cette lettre ouverte est signée notamment par le groupe parlementaire de la France Insoumise présidé par Jean-Luc Mélenchon. Vous pouvez en prendre connaissance sur le site de la France Insoumise ou en ouvrant ce fichier.

 

Donnez votre avis: Plan d’intervention régional pour l’eau

Un plan d’intervention régional pour l’eau est soumis au débat et au vote du Conseil régional Occitanie le 22 juin 2018. Vous pouvez retrouver ce rapport ici: AP du 22 Juin 2018-Eau.

Les élus régionaux de la France Insoumise, conformément à leurs engagements de campagne, travaillent les dossiers régionaux en lien avec les citoyens et collectifs impliqués et mobilisés sur des thématiques en discussion à la Région.

Aussi, il nous semble utile de solliciter largement vos avis, remarques, critiques et propositions, ici à propos de cette proposition de Plan d’intervention régional pour l’eau.

Pour nous, l’eau est en effet un bien commun dont la gestion et l’usage doivent s’inscrire dans des objectifs d’intérêt général.

Nous venons de découvrir ce rapport soumis à l’ensemble des élus et suite à une première lecture, nous regrettons au moins l’absence de deux thèmes majeurs: les modes de gestion de l’eau et l’avenir des concessions hydro-électriques. D’une part, nous proposons en effet depuis le début du mandat que le Conseil régional mette en place un dispositif pour inciter et accompagner les collectivités locales à instaurer des régies publiques de l’eau et de l’assainissement. Cette question est carrément absente du plan proposé. Tout comme est également absente la question des barrages hydro-électriques dont la gestion est ouverture à la concurrence par la décision du gouvernement.

Sur ces 2 questions mais également sur l’ensemble de la thématique de l’eau, nous attendons vos contributions. Elles éclaireront notre positionnement et nos propositions sur ce rapport.

Pour cela, utilisez la rubrique « commentaires » sous cet article.

Les Insoumis d’Occitanie contre le projet de gazoduc en Roussillon, pour un modèle énergétique fondé sur les énergies renouvelables

Les élus Insoumis du Conseil Régional Occitanie dénoncent le projet de gazoduc STEP, entre l’Espagne et la France, et qui doit passer par la plaine du Roussillon pour acheminer le gaz algérien dans le reste de l’Europe.
L’impact environnemental sera destructeur sur les espaces naturels, les terres agricoles et les rivières. Le coût financier est disproportionné au regard de l’intérêt général attendu. Ces énormes investissements seront répercutés directement dans les tarifs : STEP sera donc financé en partie par les consommateurs français et européens pour garantir des profits privés.
Ce projet constitue un contresens politique et écologique : les investissements doivent être dirigés vers le développement des énergies renouvelables pour qu’elles se substituent dans le cadre de la planification écologique aux énergies émettrices de gaz à effet de serre. La transition écologique et le respect de la règle verte (ne pas prendre sur la nature plus qu’elle ne peut régénérer), rendues nécessaires par le changement climatique à l’œuvre, passent par une modification radicale du modèle énergétique fondé sur les énergies fossiles en général, les hydrocarbures en particulier.
En Algérie aussi, les contestations sont nombreuses contre la fracturation hydraulique et l’exploitation des gaz de schistes qui doivent alimenter le gazoduc.
Les élus Insoumis appellent le Conseil régional Occitanie à se prononcer contre ce projet qui relève de la logique surannée et disproportionnée des grands projets inutiles et imposés (GPII).
Ils déposeront un vœu à cet effet lors de la prochaine Assemblée plénière du Conseil régional Occitanie le 22 juin.

Liêm HOANG NGOC, Myriam MARTIN, Jean-Christophe SELLIN, Guilhem SERIEYS, conseillers régionaux d’Occitanie

Le rectorat de Toulouse sanctionne l’engagement politique de Myriam Martin! Dans l’intérêt de la démocratie et des élèves, il doit revenir sur sa décision!

Myriam Martin, conseillère régionale Occitanie, présidente de la commission éducation, jeunesse à la région, membre de la France Insoumise, a été destinataire ce lundi 7 mai d’un courrier daté du 13 avril 2018 signé par le secrétaire général du rectorat, lui refusant son temps partiel pour l’année prochaine.
Ce refus est incompréhensible et inacceptable. Cela fait deux ans que Myriam Martin est à mi-temps (professeur en LP) afin de pouvoir exercer son mandat d’élue. Dans ce courrier, sans aucune explication, le rectorat refuse le mi-temps et suggère de prendre une décharge de 4h30 maximum, pour faire face à ses obligations d’élue. Cela signifie de cumuler une activité à 80% et le mandat qui l’occupe déjà à temps plein quand on exerce son mandat de manière investie, ce qui devrait être la règle.
De qui donc se moque le rectorat? Des enseignant-e-s, des salarié-e-s qui osent se présenter aux élections? Des élu-e-s qui osent exiger le minimum pour répondre à leurs obligations? Ou bien des deux peut être.
Le rectorat ne connaît donc pas les tâches qui sont celles des enseignant-e-s? Pense-t-il qu’une fois les heures effectuées, le travail est terminé? Pense-t-il qu’être élu-e- « c’est ne rien faire »? Les obligations d’élue de Mme Martin l’obligeront à utiliser les autorisations d’absence pour assister par exemple aux réunions obligatoires de l’institution. ce qui aura pour effet de pénaliser les élèves! Mais le rectorat s’en préoccupe-t-il puisque sa décision rendra impossible pour Mme Martin la gestion de son activité professionnelle et celle d’élue, et privera régulièrement les élèves de cours.

Nous dénonçons une décision qui vise à sanctionner l’engagement politique de Mme Martin, élue France Insoumise, et à l’empêcher d’exercer son mandat.

Dans l’intérêt de la démocratie et des élèves, le rectorat doit revenir sur sa décision arbitraire.

Liem Hoang Ngoc, Myriam Martin, Guilhem Serieys et Jean-Christophe Sellin, élu.e.s de la France Insoumise au Conseil régional Occitanie.

Communiqué des élus de la France Insoumise au Conseil régional Occitanie suite à la blessure d’un étudiant mobilisé contre la loi ORE

Suite à l’évacuation de l’université Jean Jaurès mercredi 9 mai, un groupe d’étudiant-e-s se rendait à la gare Matabiau quand il a été interpellé par la BAC. Dans le cadre de l’interpellation musclée d’un des etudiant-e-s, une grenade défensive a explosé blessant grièvement celui-ci.

La gestion systématique des conflits utilisant la manière forte et la répression ne peut que conduire qu’à ces bavures policières. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette répression qui s’abat systématiquement sur les acteurs et actrices du mouvement syndical et social parce que ces derniers se battent contre les politiques du président Macron.

Nous refusons la loi ORE avec tous ceux et toutes celles qui se battent à l’université Jean Jaurès, l’instauration de la sélection à l’université et nous plaidons avec eux pour l’accès à un enseignement supérieur public de qualité.

Liem Hoang Ngoc, Myriam Martin, Guilhem Serieys et Jean-Christophe Sellin, Conseiller.e.s régionaux.ales de la France Insoumise – Région Occitanie

 

Nous condamnons la violence et les expulsions à NDDL

Après l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, le gouvernement affiche son obstination en expulsant une partie des habitants de la ZAD. Loin des journalistes, interdits de pénétrer sur la zone, les forces de l’ordre ont commencé à évacuer et à détruire de nombreux lieux de vie.
Alors que la préfecture de Loire-Atlantique prétendait chercher une solution apaisée, c’est la violence de l’Etat qui se manifeste aujourd’hui. Cet Etat qui cherche à diviser les habitants de la zone à défendre, alors que tous et toutes ont construit à travers à les résistances, un de ces nombreux autres mondes possibles.
Le gouvernement refuse ainsi une sortie pacifique du conflit, comme cela avait pu être possible au Larzac dans les années 1980, et revient sur ses propres engagements en expulsant le lieu Les Cent Noms ; ce dernier devait pourtant être préservé de l’expulsion puisque faisant partie des projets agricoles reconnus.
Nous condamnons la violence policière et les expulsions.

Liem Hoang Noc, Myriam Martin, Jean Christophe Sellin, Guilhem Serieys