Interdiction des manifestations le samedi en Occitanie : pas en notre nom !

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, s’associe avec le maire de droite de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, pour demander la généralisation à toute l’Occitanie de l’interdiction des manifester le samedi et sa prolongation au delà du 10 juillet.

C’est une position purement individuelle qui ne saurait engager la Région Occitanie dont les conseillers régionaux n’ont pas été consultés. De nombreux élus de la majorité partagent notre positionnement.

Le droit de manifester est un droit humain essentiel. Nous nous opposons fermement à sa remise en cause par un état d’urgence permanent.

Plutôt que la restriction des libertés publiques, le monde d’après nécessite encore plus de démocratie.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, Conseillers régionaux LFI d’Occitanie

Au Conseil régional Occitanie, il faut déconfiner… la démocratie

Depuis le début de la crise sanitaire et les mesures de confinement, jamais les élus régionaux n’ont été associés à quoi que ce soit ni mobilisés pour des actes d’intérêt général. Nous avions pourtant fait des propositions en ce sens lors de la commission permanente du 3 avril. Dans cette période, l’intelligence collective devrait être mise au service de la mobilisation sanitaire.

Au contraire, aujourd’hui un nouveau pas est franchi.

Les commissions sectorielles qui visent à délibérer collectivement sont purement et simplement supprimées sous couvert de la loi d’urgence sanitaire alors qu’elles peuvent se réunir à distance.

Quel rapport entre les deux?

Dans quelques jours, les conseils municipaux issus de l’élection du 15 mars vont se réunir et, à la Région, nous ne pourrions tenir des commissions à distance?!

C’est indéfendable.

Se servir de la prorogation de l’état  d’urgence sanitaire, décriée par beaucoup ( y compris par Groupe socialiste à l’Assemblée Nationale), pour supprimer tout vote des commissions est pour le moins inquiétant, d’un point de vue politique et éthique. 

Les leçons de cette crise sont déjà éminemment politiques.En voici quelques unes:

Priorité aux politiques d’intérêt général, prééminence des services publics, logiques de planification par les réquisitions et les nationalisations des secteurs stratégiques, nécessité de la bifurcation écologique, l’aspiration démocratique.

La démocratie et la délibération collective sont les moyens permanents pour faire vivre nos institutions et formuler ensemble des alternatives à un système en décomposition.

Depuis le début du mandat de Carole Delga, les entraves à la démocratie sont nombreuses et les élus Insoumis, soumis à des dispositions discriminatoires et illégales, en ont été les principales cibles.

Les élus Insoumis répondront toujours présents pour plus de démocratie et de vigilance sur les tentatives de mettre en place un régime d’exception au plan national comme au plan local.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, conseillers régionaux d’Occitanie

Déconfinement le 11 mai : incurie du pouvoir

Si le confinement ne peut être maintenu sur une longue durée, pour des raisons multiples, il faut cependant organiser le déconfinement dans des conditions sanitaires optimales. Ce n’est pas l’option du gouvernement depuis le début de la crise.

Chaque jour a illustré l’impréparation, l’incapacité  du gouvernement à penser l’intérêt général par la planification, la réquisition des industries textiles pour fabriquer les masques, la mobilisation des laboratoires et des capacités industrielles pour fabriquer les tests. Tout cela couvert par son lot quotidien d’atermoiements, de décisions contradictoires et de mensonges.

La décision monarchique du chef de l’état fixant le déconfinement et le retour à l’école le 11 mais pour les maternelles et les primaires n’a qu’une raison : renvoyer au travail les parents, en utilisant l’école comme une simple « garderie ».

Emmanuel Macron a choisi l’économie de marché plutôt que la santé.

Le décrochage scolaire et les élèves en difficulté sont des alibis. Il est surprenant de se rendre compte maintenant de ces problèmes alors qu’ils  existent et persistent depuis fort longtemps. Ce gouvernement ne se préoccupe nullement de ces élèves là en temps normal, preuve en est la diminution des moyens dans le service public d’éducation.

L’inquiétude est légitime car le manque de matériels reste une réalité et le virus continue à circuler avec des hôpitaux toujours sous tension. Les scientifiques, le monde médical en général désapprouvent la reprise des scolaires dans ces conditions et exigent aussi protections et dépistage généralisés. Cette rentrée prématurée le 11 mai aurait dû être différée dans le temps afin qu’elle soit préparée dans des conditions qui assurent la sécurité sanitaire pour tous et toutes.

La contamination au collège de Chauvigny dans la Vienne, avant même l’accueil des élèves doit nous inviter à une prudence extrême. Il est indispensable de fournir chaque jour des millions de masques, gratuits et de bonne qualité, pour tous les travailleurs ainsi que des tests à toute la population.

Le déconfinement et le retour d’urgence à la vie sociale dans tous ses aspects doit s’effectuer avec nos concitoyen-n-e-s, pas contre eux ni au dépens de leur santé.

Le MEDEF en première ligne veut nous faire payer la crise en rabotant encore sur les acquis sociaux, le temps de travail en accentuant la flexibilité.

Une tentation autoritaire est aussi dans les têtes gouvernementales pour restreindre les libertés et normaliser la vie sociale.

Nous leur opposons une autre alternative, avec comme horizon la satisfaction des besoins sociaux, transition et planification écologique et véritable démocratie sociale.

Dès le 11 mai , nous participons aux mobilisations et à la constitution d’un front social et politique pour la transformation sociale, écologique et démocratique de la société.

La vie en société va reprendre, la vie démocratique aussi. Et le plus tôt possible, nous agirons pour sanctionner les profiteurs et les incapables dans les urnes.

 

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, conseillers régionaux LFI

COVID-19: Plan régional d’urgence, sanitaire, économique et solidaire

La catastrophe sociale et sanitaire actuelle est provoquée par un modèle économique inadapté, le capitalisme financier mondialisé, qui est destructeur de la biodiversité et des protections collectives. Elle confirme l’incapacité de ceux qui nous gouvernent à prévoir et agir autrement qu’enfermés dans leur carcan idéologique. Les élus France Insoumise proposent à l’inverse de planifier la mobilisation économique et sanitaire.
Face à la crise du COVID-19, la commission permanente de la Région Occitanie a adopté ce vendredi 3 avril un « plan régional d’urgence, sanitaire, économique et solidaire ».
Guilhem Serieys s’est exprimé à cette occasion au nom des élus régionaux France Insoumise pour:
1- demander que soient associés les élus mais aussi les agents régionaux et les représentants des salariés à toutes les réflexions et décisions.
2- donner la priorité à la protection sanitaire des populations. La Région doit notamment se prononcer pour la suspension des activités économiques non-essentielles comme la plupart des chantiers du BTP ou les chaînes de productions d’Airbus et de sous-traitants. Ces activités ne font qu’augmenter les risques sanitaires et mettent en danger les salariés. Airbus annonce mettre à disposition de ses travailleurs des équipements de protection, notamment des masques FFP3. Ces équipements seraient plus utiles aux personnels soignants !
3- planifier la mobilisation économique sanitaire. La Région doit impulser la réorientation d’un maximum de productions vers les produits médicaux et sanitaires indispensables à la lutte contre le COVID-19, notamment masques, protections, tests et respirateurs. Le plan ne prévoit qu’un million d’euros, c’est très largement insuffisant.
4- protéger les petites entreprises, les indépendants, l’économie sociale et solidaire, les secteurs culturels et associatifs. Un fond de solidarité exceptionnel est mis en place pour les entreprises de 0 à 10 salariés doté de 50 millions d’euros. Par contre, le fonds dédié aux acteurs de l’économie sociale et solidaire, culturels et associatifs, n’est que de 5 millions. C’est très en deçà des besoins dans cette période.
5- proposer la mise à disposition d’internats de lycées. Ils peuvent héberger des personnels soignants pour limiter leurs temps de transport et permettre de les isoler temporairement de leur foyer familial. Les internats peuvent aussi servir de lieux d’accueil de femmes victimes de violence dans ce contexte.
6- préparer le déconfinement et le monde d’après. Depuis plusieurs années, les élus France Insoumise au Conseil régional proposent de faire de la relocalisation des activités qui répondent aux besoins fondamentaux des populations la priorité de la politique économique régionale. Il faut enfin mettre en œuvre nos propositions, notamment dans les domaines de l’industrie, de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, de l’énergie. Il est enfin nécessaire de conditionnaliser les aides économiques à des critères d’intérêt général et de stopper les grands projets régionaux anti-écologiques.
Nous sommes profondément choqués par la réponse apportée par la président de Région Carole Delga concernant la poursuite des activités de production non-essentielles d’Airbus et l’utilisation de masques FFP3 dans cette période de confinement. Rappelant qu’Airbus a pris sa part dans les commandes de masques à la Chine, elle estime légitime le maintien de l’activité de ses chaînes de production. Nous regrettons qu’aucun autre élu de la commission permanente n’ait soutenu notre proposition.

Port-La-Nouvelle : un 49.3 anti-écologique

Près de 500 millions d’euros sont engoufrés dans un projet délirant, productiviste et désastreux pour la nature, sans que les citoyens ne soient vraiment informés et ne soient consultés.

Ce 5 mars, au début de l’Assemblée plénière, des militants du collectif contre l’extension du port ont voulu intervenir et ont été expulsés.

Le Conseil Régional a voté aujourd’hui une «stratégie agriculture durable », une « stratégie régionale pour la diversité » et un rapport d’information sur le changement climatique. Ces trois rapports rappellent l’urgence de l’action face au changement climatique.

Nous avons donc proposé un amendement pour que la Région mette en conformité ses actes avec ce diagnostic et décide notamment un moratoire sur les travaux d’extension de Port-La-Nouvelle.

Notre amendement n’a recueilli que 10 voix.

Ont voté pour : 4 élus LFI, 3 élus EELV, 3 élus de droite

6 ont voté abstention : 6 élus EELV

92 ont voté contre : 1 élu EELV, les élus PS, PCF et la droite

36 ont voté NPPV : les élus RN

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, Guilhem Serieys, conseillers régionaux de La France Insoumise

Assemblée régionale du 5 mars: des orientations aux actes?

L’Assemblée plénière du Conseil régional se réunira jeudi 5 mars à 9h30 au Parc des expositions de Montpellier. Voici les rapports importants qui seront soumis à la discussion et au vote. Vous pouvez les consulter en cliquant dessus.:

Stratégie agriculture durable

Stratégie régionale biodiversité

Mission d’information changement climatique

Les analyses de ces documents prennent en compte l’urgence de l’impératif climatique. En conséquence, nous ne comprenons pas que ces orientations ne s’appliquent pas aux politiques menées actuellement par  la Région Occitanie. 

C’est pourquoi nous proposons trois amendements pour que la Région mette en conformité ses actes et l’ensemble de ses politiques au regard des orientations de ces rapports. Ces amendements proposent donc notamment un moratoire sur les travaux d’extension du port de Port-La-Nouvelle.

Vous pouvez consulter en cliquant  ici les amendements qui seront présentés et soumis au vote des conseillers régionaux.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, conseillers régionaux LFI

 

Non au 49.3! Retrait de la contre-réforme des retraites!

« …Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. 
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
 il fait rage, il touche à tout, il court après les projets…

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,
lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! »

Napoleon le petit, Victor Hugo

L’information est tombée hier, samedi 29 février après 17h. L’exécutif a décidé d’utiliser l’article 49 alinéa 3 pour passer en force la réforme des retraites, réforme largement contestée depuis plusieurs mois par une majorité de nos concitoyen-nes, en particulier grâce à un mouvement social sans précédent depuis des décennies.

Le 49-3 est l’arme anti démocratique par excellence, elle permet d’adopter une loi sans vote. C’est l’arme de la lâcheté quand on veut éviter tout débat et toute contestation. Le pouvoir Macron utilise le 49-3 comme il utilise les forces régaliennes de l’état pour réprimer toute mobilisation sociale.

Il profite même de la crise du coronavirus, pour imposer sa loi. Quelle démarche petite et cynique!

Mr Macron dit que la France n’est pas une dictature. C’est vrai mais la France est de moins en moins une démocratie, la tentation autoritaire s’affirme de plus en plus.

Nous appelons nos concitoyen-nes à poursuivre le combat contre cette loi inique, dans les urnes et aussi dans les luttes. Nous appelons nos concitoyens à participer à tous les rassemblements et mobilisations contre l’utilisation du 49-3 et pour le retrait de la contre-reforme des retraites….. 

Nous ne lâcherons rien!

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, Conseillers régionaux d’Occitanie