Baccalauréat 2019 : Mensonges et vérités

Déclaration de Myriam Martin, conseillère régionale Occitanie et enseignante gréviste

Non le baccalauréat ne se déroule pas dans de bonnes conditions, contrairement à ce qu’a déclaré Monsieur Jean Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale. Après le mépris du ministre les mensonges. Les chiffres annoncés concernant les taux de grévistes sont faux comme l’ont déjà démontré certains médias nationaux (France Info, Libération, etc…). En effet devant le nombre de grévistes conséquents les rectorats ont réquisitionné du personnel non enseignant pour surveiller : personnels de vie scolaire, retraités (!), principaux de collèges, IPR (Inspecteurs Pédagogiques Régionaux), IEN (Inspecteurs de l’Éducation Nationale), personnels du rectorat ou des administratifs des lycées. Bien souvent un seul surveillant-e était chargé d’une salle au lieu de deux en temps normal. C’est le cas en région Occitanie où même dans un lycée au moins un chef d’établissement a confié des salles de cours à des agents régionaux des lycées (fonctionnaires territoriaux) bien que la région ait rappelé avant les épreuves qu’il n’était pas légal d’utiliser ses agents dont les missions ne correspondent absolument pas à la surveillance des examens.

La situation que nous vivons incombe à l’attitude méprisante du ministre de l’éducation qui continue à passer en force « ses réformes » et qui refuse toute discussion avec les enseignants et leurs représentants syndicaux. Ces réformes du bac et la mal nommée loi « école de la confiance » sont repoussées à une écrasante majorité par les enseignant-e-s, les élèves et les parents d’élèves (prise de positon de la FCPE).

Devant le refus du ministre de revenir en arrière et à la négociation, devant la gravité des mesures qui vont à l’encontre du principe de l’égalité et d’une école publique, laïque, pour tous les élèves, les professeurs n’ont pas eu d’autres choix que de boycotter les examens.

Ce ne fut pas une décision facile pour chacun et chacune d’entre nous.

Mais notre détermination est entière et nous ne pouvons que dénoncer les mensonges sur la mobilisation réelle des enseignant-e-s, les mesures prises pour briser la grève, nous ne céderons pas aux menaces et à la répression (une douzaine de camions de CRS devant le rectorat de Toulouse mardi 18 juin, séquestration de professeurs et gazage de ces derniers à Montauban, pressions sur les collègues précaires etc.).

La mobilisation est telle aujourd’hui que nous pouvons affirmer, avant même les déclarations du ministre, que la rentrée ne se passera pas bien! Continuons à exiger le retrait des lois Blanquer !

La croisière s’amuse, la planète meurt et la Région Occitanie ferme les yeux.

En pleine urgence climatique, en plein débat sur les options écologiques et sociales et à la veille des manifestations pour le climat, les conseillers régionaux d’Occitanie ont eu à se prononcer ce matin sur une importante subvention de 30 000 euros pour les croisiéristes en Méditerranée. La Région a pourtant très fortement investi pour adapter les infrastructures portuaires à ces « géants des mers ». Elle en rajoute en subventionnant les croisiéristes.

A l’opposé de la nécessaire taxation et restriction des bateaux de croisière hyper-polluants, la Région Occitanie semble au mieux dormir, au pire accompagner les pollueurs.

Les élus de la France Insoumise ont bien sûr voté contre ce matin en commission et alertent pour que la commission permanente du 7 juin ne valide pas cette subvention.

Nous sommes tous concernés ! Les conseillers régionaux France Insoumise appellent à être massivement présents dans les manifestations du vendredi 24 mai dans nos villes.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, Guilhem Serieys,

conseillers régionaux insoumis d’Occitanie

Non à la suppression du train des primeurs! Insoumission écologique!

trainLe « train des primeurs » relie Perpignan à Rungis et transporte chaque année 400 000 tonnes de fruits et légumes. Cette liaison de fret serait supprimée fin juin faute d’investissements et de rentabilité suffisante. Ce serait alors 80 camions par jour qui seraient envoyés sur les routes.

C’est aberrant. Encore une fois, le décalage est exorbitant entre les incantations écologiques de Macron et l’action de son gouvernement qui est pleinement responsable de cette situation.
L’État est en effet l’actionnaire unique de la SNCF et actionnaire principal au sein de la Semmaris, société gestionnaire du marché de Rungis. Le gouvernement disposait donc de tous les leviers pour déjouer un scénario catastrophique prévisible depuis longtemps !
La Région Occitanie doit également s’engager en urgence pour le maintien de cette ligne de fret !
L’élection européenne du 26 mai permet à chacun de sanctionner ces politiques irresponsables et de faire le choix de la planification écologique. Avec les candidats de la liste France insoumise menée par Manon Aubry, nous défendons un plan européen de recours obligatoire au transport ferroviaire de fret sur longue distance et de report modal de la route vers les modes moins polluants.

 

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, Guilhem Serieys, conseillers régionaux France insoumise

Privatisation de l’aéroport : nous nous joignons à l’action juridique

Les élu.es France insoumise du conseil régional Occitanie vont se joindre à l’action juridique au tribunal de commerce de Paris pour obtenir l’annulation de la vente des actions de l’Etat à la société Casil Europe. Nous combattons la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac et nous avons là une occasion unique de mettre en échec les politiques de bradage des biens communs par les gouvernements successifs. Nous sommes enthousiastes de nous joindre à une démarche juridique en commun avec des citoyen.nes, des élu.es, des syndicats, des associations. Nous nous adressons une nouvelle fois à Carole Delga pour qu’elle engage le conseil régional comme institution dans cette bataille juridique.
L’aéroport de Toulouse sera, nous en sommes surs le premier aéroport à revenir 100% public. Cela ouvrira un peu plus la voie à l’arrêt du processus de privatisation d’aéroport de Paris en démontrant l’opposition d’une très large majorité des citoyen.nes, en Occitanie comme partout en France.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, conseillers régionaux France insoumise

Port La Nouvelle – Région Occitanie : Attention à la privatisation du port !

Lors de la Commission permanente du Conseil régional Occitanie de vendredi 19 avril, les élus ont décidé de concéder pour 50 ans l’aménagement, l’exploitation, la gestion et le développement du port de commerce à une Société d’Économie Mixte à Opération Dédiée (SEMOP). La puissance publique sera minoritaire dans cette société commerciale dans laquelle Région ne détiendrait que 34% des parts et un opérateur privé 51%. Guilhem Serieys, représentant les élus France Insoumise à la Commission permanente a été le seul élu à s’opposer  à ce choix qui va soumettre le port aux intérêts privés. Nous le regrettons et alertons.

Cette décision intervient alors que la Région a lancé un projet d’extension du port en 2018 qui se chiffre à plus de 350 millions d’euros. Les investissements prévoient notamment une immense digue de 2,5 kms et de nouveaux quais dans l’espoir de développer de façon exponentielle les volumes de deux activités principales : l’importation de pétrole et l’exportation de céréales.
Ce choix de fonder la stratégie portuaire sur un investissement colossal autour de ces activités est un non sens économique et une aberration écologique.
Concernant le pétrole, le projet se base sur le passage de 1 million à 2,8 millions de tonnes alors que la tendance du marché est à la baisse et que l’impératif écologique oblige à ralentir sa consommation.
Concernant les céréales, constituées à 80% de blé dur, penser doubler les volumes exportés à destination notamment de l’Afrique du Nord n’est ni réaliste ni souhaitable. La France perd actuellement ses marchés. La récolte en Occitanie baisse chaque année. Il est par ailleurs nécessaire de sortir de la monoculture consommatrice d’engrais et de pesticides et des productions prédatrices de la ressource en eau.
Rappelons aussi que l’Occitanie possède un autre port céréalier à Sète dont l’activité en ce domaine peine à se maintenir. Le bon sens voudrait de rechercher une complémentarité entre ces ports et non de les mettre en compétition.

S’ajoute donc à ces orientations incertaines le choix de privatiser la gestion du port de commerce. Alors que l’intérêt général devrait ici présider aux choix stratégiques, notamment économiques et écologiques, c’est la recherche de bénéfices directs pour l’opérateur privé qui primera.
La « maîtrise publique » sera un trompe l’œil puisque la participation de la collectivité dans la société commerciale « SEMOP » sera minoritaire. Les « SEMOP » n’ont d’ailleurs d’intérêts pour les opérateurs privés qu’au cas où ils en assument le contrôle et bénéficient des remontées de dividendes.
La collectivité aura à la fois un pouvoir adjudicateur sur le contrat passé avec la société et sera dans le même temps actionnaire minoritaire de cette même société. Cette double casquette rend illusoire la capacité de la Région à contrôler efficacement la bonne exécution du contrat.
De plus, le secret industriel et commercial s’appliquera à l’ensemble des éléments de gestion de la société.
Cette disposition s’oppose clairement au contrôle de l’assemblée régionale « délibérante » et à l’aspiration des citoyens et des usagers à contrôler leurs services publics.
Étant donné le peu de lisibilité et les incertitudes autour des retombées économiques des investissements prévus sur le port, les opérateurs privés candidats risquent de ne pas être nombreux et surtout d’être en position de force dans les négociations du pacte d’actionnaire avec la Région.

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons au choix de privatiser le port de commerce, appelons à un contrôle public et citoyen des choix d’investissement et à un redimensionnement du projet d’extension.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, Guilhem Serieys, conseillers régionaux.

Oui à la défense du patrimoine dans le cadre de la loi de 1905

Ce vendredi 19 avril, la présidente de la région Occitanie a fait voter en commission permanente une subvention régionale de 1,5 millions euros suite à l’incendie à Notre-Dame de Paris.
La cathédrale Notre-Dame de Paris appartient à l’État au titre de la loi de 1905 puisque c’est un patrimoine culturel antérieur à cette loi.
Il appartient donc à l’État de prendre en charge réparations et reconstruction.
L’Etat est institutionnellement solidaire des collectivités locales par l’intermédiaire de la collecte des impôts et la redistribution de dotations de fonctionnement. Celles ci ont cruellement diminué depuis 10 ans avec une baisse évaluée à plus de 100 milliards sur cette période.
Mais quelle est la logique que les collectivités locales soient solidaires avec l’État pour des travaux qui relèvent de sa compétence au titre de la loi de 1905 que tout le monde défend ?
Nous sommes très attachés à la culture et au patrimoine, mais cette aide sème la confusion. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas voté cette subvention régionale.
Par contre, nous savons que beaucoup d’associations culturelles auraient bien besoin de soutien.
Guilhem Serieys, Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, conseillers régionaux France Insoumise.

Aéroport Toulouse-Blagnac: Les collectivités locales doivent maintenant prendre leurs responsabilités

La cour admistrative de Paris vient d’annuler la procédure de privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac.
Après quatre ans de mobilisation collective des associations, syndicats et citoyens, il appartient maintenant aux collectivités locales Toulouse Métropole, Département de la Haute-Garonne et Région Occitanie de prendre leurs responsabilités en soutenant l’action pour faire annuler l’acte de vente au Tribunal de Commerce pour défendre l’intérêt général.
La région Occitanie a voté le 29 mars un voeu pour le retour de l’aéroport Toulouse-Blagnac dans le giron public; il faut maintenant aller plus loin et aboutir au retour de l’aéroport dans le domiane public en se joignant volontairement à la procédure aux côtés du collectif contre la privatisation, pour le bien commun et la santé des riverains.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, Guilhem Serieys