Libérez Rami !

Mardi 10 décembre, à la fin de la manifestation contre la réforme de la retraite à point, un élève du lycée Stéphane Hessel, le jeune Rami a été arrêté. Hier soir malgré le rassemblement et multiples interventions appelant à sa libération, ce jeune lycéen a été mis en garde à vue sans qu’on connaisse le chef d’inculpation. A22h25 il n’avait toujours pas été auditionné. Ce matin il lui a été signalé son maintien en garde à vue.

Rami est mineur et c’est aussi un jeune très investi dans les luttes pour la justice sociale, pour le climat.

Comment interpréter cette garde à vue prolongée pour un jeune qui n’a jamais eu de problème avec la justice ? Ne serait-ce pas une tentative d’intimidation en direction des jeunes qui entrent dans la lutte sur les retraites ?

Doit on craindre à nouveau la répression, comme l’année dernière lors de la mobilisation contre les réformes Blanquer, à l’encontre de lycéens et de lycéennes inquiets à juste titre de leur avenir ?

Nous demandons la libération immédiate de Rami ainsi que l’abandon de toute poursuite judiciaire.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, conseillers régionaux d’Occitanie de la France Insoumise

Pour mieux relier Toulouse à Paris, vite une solution plutôt que la LGV délirante à 10 milliards !

Dans son édition de samedi 23 novembre, la Dépêche du Midi consacre une double-page « pour accélérer l’arrivée de la LGV à Toulouse », avec une interview centrale de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.

La LGV coûterait 10 milliard d’euros (sans compter la construction d’une centrale électrique thermique exclusive pour alimenter la ligne).

A l’heure où l’Etat doit 5 milliards d’euros aux collectivités locales en Midi-Pyrénées (communes, métropole, départements et région) en les étranglant par les baisses des dotations et la non-compensation financière des missions de décentralisation, nous disons que c’est impossible et dangereux.

Nous nous opposons à ce projet délirant financièrement et destructeur au plan écologique.

Pour améliorer la liaison rapide avec Paris, deux alternatives existent pour trois ou quatre fois moins cher :

– améliorer la structure de la ligne Bordeaux -Toulouse

– moderniser l’axe Paris-Orleans-Limoges-Toulouse avec une ligne pendulaire.

Relier Toulouse à Paris en moins de quatre heures, c’est possible, viable, pour beaucoup moins cher et sans ravage de l’environnement.

Nous sommes aux côtés des opposants à la LGV et de toutes celles et ceux qui savent chaque jour qu’il faut plutôt investir dans les trains du quotidien, plus nombreux et ponctuels, avec des personnels présents dans les trains et le gares pour notre sécurité et notre confort.

Soucieux de l’intérêt général, de la bonne utilisation sociale et écologique de l’argent public, nous défendrons encore et toujours cette vision alternative lors de la prochaine assemblée plénière régionale du 19 décembre, consacrée au budget 2020.

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys

Conseillers régionaux Occitanie, France Insoumise

Pourquoi la Région Occitanie ne demande pas à la SNCF le retour des contrôleurs dans tous les TER ?

Le 14 novembre, une grande majorité de conseillers régionaux d’Occitanie s’est prononcée contre le retour de contrôleurs dans tous les trains régionaux et contre la demande adressée à la SNCF d’abandonner la politique de l’ « équipement agent seul ». C’est un très mauvais coup porté aux défenseurs du service public ferroviaire, aux cheminots et aux usagers.

Pourtant, l’accident de train qui s’est produit dans les Ardennes, impliquant un TER et un convoi routier, le 18 octobre 2019, qui aurait pu être beaucoup plus grave sans le sang froid du conducteur, a rappelé l’importance de la présence d’au moins deux agents dans chaque train.

La politique de l’« équipement agent seul » (EAS) qui consiste à faire circuler les trains avec un seul agent à bord, à l’occurrence le conducteur, sans aucun contrôleur, met en danger le personnel et les voyageurs.

La Région Occitanie, en tant qu’autorité organisatrice du transport ferroviaire régional, ne peut accepter une telle situation.

C’est pourquoi le 14 novembre, nous avons proposé aux élus réunis en assemblée plénière de demander à la SNCF le retour des contrôleurs dans tous les TER.
Seulement 8 élus ont voté pour cette exigence: Virginie Rozière, Dominique Satgé, Myriam Martin, Guilhem Serieys, Jean-Christophe Sellin, Fabrice Verdier, Dolores Roqué et Marie Meunier-Polge.
Tous les autres élus de la « majorité régionale » PS-PCF-EELV-RG ont voté contre cette exigence, suivant en cela le Vice-président de la Région en charge des Transports.

Celui-ci a en effet appelé en séance à s’opposer à cette interpellation de la SNCF car selon lui, la convention TER Région – SNCF de mars 2018 suffit pour agir pour la présence humaine dans les trains. Pourtant, cette convention indique l’inverse en son article 33 : « la circulation des trains est prioritaire par rapport à l’accompagnement. L’absence d’accompagnateur ne justifie pas la suppression d’un train ». Ainsi, il est clairement faux d’affirmer que la convention TER soit une garantie suffisante à la présence de contrôleurs dans les trains régionaux.

Le Vice-président nous a d’ailleurs confirmé dans la suite de son propos la mise en place des « équipements  agent seul » en Occitanie et que ces expérimentations feraient « l’objet d’une évaluation partagée ». Mais il n’y a pas besoins d’évaluations partagées pour exiger la sécurité des usagers et des cheminots ! Cette approche uniquement institutionnelle qui accompagne la suppression des contrôleurs à bord des trains est déconnectée des besoins réels et des attentes des citoyens, usagers et cheminots.

Ce vote effectué par le Conseil régional est un très mauvais coup à celles et ceux qui se battent encore pour le service public, la transition écologique et l’aménagement du territoire. Nous appelons nos collègues conseillers régionaux à revenir sur cette décision. Alors que la privatisation et la suppression de postes menacent la SNCF, nous continuerons à défendre le service public ferroviaire, aux côtés des cheminots, des usagers et de leurs représentants.

Toulouse, le 19 novembre 2019
Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, Guilhem Serieys

Vous pouvez retrouver l’objet précis du vote ainsi que les résultats détaillés et nominatifs en cliquant ici:  communiqué controleurs sncf et résultats vote.

 

communiqué controleurs

Port-La-Nouvelle ou Port-Le-Vieux-Monde?

Les élus de la France Insoumise ont proposé aujourd’hui au vote du Conseil régional Occitanie un moratoire sur les travaux d’extension du port de Port-La-Nouvelle.
Ce projet est en effet inadapté et disproportionné, terriblement coûteux (entre 350 et 500 millions d’euros), productiviste et destructeur pour l’environnement.
Notre amendement proposait notamment de reprendre la réflexion sur le modèle économique du port au regard des enjeux écologiques, ce qui permet de préserver le projet d’expérimentation des 8 éoliennes flottantes.
Nous regrettons que 98 votes se soient portées contre notre amendement, notamment ceux de la grande majorité des élus de la majorité régionale. Les élus EELV se sont divisés sur ce vote en trois positions (pour-contre-abstention). Ce sont 48 élus au total qui ont voté notre amendement.
Contre ce projet du vieux monde, le débat ne fait que commencer, nous poursuivrons la mobilisation sur ces exigences aux côtés du collectif et de l’ensemble des protagonistes concernés.

Port La Nouvelle ou Port Le Vieux Monde

Port-La-Nouvelle : la Région Occitanie doit prononcer un moratoire immédiat !

Communiqué de Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys, conseillers régionaux d’Occitanie

À l’occasion de l’Assemblée plénière du Conseil régional de ce jeudi 14 novembre, nous allons défendre un amendement au Rapport d’Orientation Budgétaire pour un moratoire immédiat sur les travaux d’extension du port de Port-La-Nouvelle. Nous invitons l’ensemble de nos collègues à le voter pour stopper ce projet anti-écologique, disproportionné et inadapté. Cet arrêt du projet d’extension actuel permettra de remettre à plat la réflexion sur le modèle économique du Port au regard notamment des enjeux écologiques et climatiques.

La Région Occitanie est propriétaire du port de Port-La-Nouvelle depuis le 1er janvier 2007. Elle a engagé un projet d’extension gigantesque du Port pour plus de 250 millions d’euros pour la seule première tranche. Ce projet fait l’impasse sur le choix de modèle économique pour le port et ignore l’urgence écologique.

Sur le plan économique, le projet se base sur un doublement des importations d’hydrocarbures pour passer à 1 800 000 tonnes, perspective qui ne tient pas compte de l’inéluctable et nécessaire diminution des énergies carbonées. Le projet se fonde aussi sur une perspective d’exportation de 1,1 million de tonnes de blé dur. Pourtant, cette production ne cesse de baisser par suite de la réduction des surfaces cultivées. Quant au projet de montage de 8 éoliennes offshore, le Port pourrait être adapté à cette activité sans engager l’extension démentielle projetée.

Sur le plan environnemental, le projet est situé dans un environnement fragile et faisant l’objet de nombreuses protections. Pourtant, le projet prévoit l’extraction et le déplacement de 11 millions de m3 de sable et sédiments avec destruction de fonds marins et menaces pour les étangs, marais et plages.

Sur le plan budgétaire, la première tranche qui s’engage était annoncée à 230 millions d’euros mais présente déjà de nombreux surcoûts. Avec les tranches 2 et 3, le budget pourrait atteindre les 500 millions d’euros. Cet engagement budgétaire de la Région Occitanie est irresponsable quand l’argent public devrait être concentré vers la planification écologique.

Sur le plan démocratique, les élu.e.s régionaux.ales n’ont été que très peu informé.e.s des implications, notamment budgétaires de ce projet.

En conclusion, ce projet démesuré et destructeur pour l’environnement entre en contradiction avec l’intérêt général que doit rechercher l’Assemblée régionale. Il s’agit donc d’engager un moratoire immédiat sur les travaux, la reprise du dialogue avec la population de Port-La-Nouvelle et les élu.e.s de la région Occitanie afin de définir un projet alternatif pour le port, au regard des exigences écologiques, sociales et économiques de notre époque.

NB : Lors de l’Assemblée de jeudi 14 novembre, les élu.e.s régionaux.ales de la France Insoumise défendront proposeront notamment :

  • un vœu de soutien aux maires prenant des arrêtés interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques près des habitations.

  • un vœu pour restaurer la présence d’au moins un contrôleur dans chaque train TER en Occitanie.

 

Communiqué PLN image

Procès des indépendantistes Catalans : Pedro Sanchez la honte!

Ça y est, le verdict est tombé dans le procès des 12 indépendantistes catalans. 9 parmi ces derniers sont condamnés à des peines allant de 9 à 13 ans de prison!
Nous dénonçons ces procès politiques, dignes d’une époque sinistre de l’Espagne, celle du franquisme. Encore une fois il ne s’agit pas de prendre parti pour ou contre l’indépendance, mais de défendre les droits démocratiques dont celui des droits des peuples à disposer d’eux mêmes et le refus de la répression.

La réponse à la situation Catalane est politique. En tant qu’ élu-e-s de la région Occitanie nous demandons l’amnistie pour tous les détenus politiques. Nous nous adressons à l’exécutif de la région Occitanie pour que ce dernier, au nom du vœu voté majoritairement il y a quelques mois en assemblée plénière, interpelle le gouvernement espagnol afin qu’il revienne sur sa politique répressive et libère les prisonniers politiques.

Les élu-e-s insoumis-e-s de la région Occitanie

Quand LREM flatte l’extrême droite

Ce n’est malheureusement pas la première fois  que les partis au pouvoir qui se disent républicains, tentent de chasser sur les terres du FN, du RN aujourd’hui. Cette stratégie grossière et éculée, est surtout écœurante.
C’est le président de la République lui même qui a donné le la, lundi 16 septembre dernier, par des propos désignant les migrants comme des problèmes pour les classes populaires. Les réfugiés dans notre pays sont à nouveau les boucs émissaires à quelques encablures des prochaines élections municipales. Aussitôt les chantres de la majorité, certains députés comme Stanislas Guerini ont emboîté le pas à Emmanuel Macron, par des déclarations dont la bêtise le dispute à l’ignominie.
Hier lors d’un débat télévisé Sandrine Morch, députée de la 9eme circonscription de la Haute Garonne, face à Robert Ménard, le maire d’extrême droite de Béziers, s’est trouvée d’accord avec ce dernier : le problème à Béziers comme au Mirail c’est « la concentration » d’élèves issus de l’immigration. Elle s’est dit plusieurs fois d’accord avec le maire de Béziers et s’est prononcée pour davantage de « fermeté pour les reconduites à là frontières », reprenant à son compte les propos démagogiques de lundi du président de la république.
Mme Morch a provoqué la colère d’associations du Mirail. Colère parfaitement légitime et qu’on partage.
En tant qu’élue Mme Morch doit s’expliquer sur ce qu’elle a dit. Nous élu-e-s régionaux-ales de la France Insoumise condamnons ces propos ainsi que ceux des dirigeants de LREM qui par électoralisme politicien contribuent à cliver notre société et à attiser la haine.
Myriam Martin
Jean Christophe Sellin
Guilhem Serieys