Donnez votre avis: Plan d’intervention régional pour l’eau

Un plan d’intervention régional pour l’eau est soumis au débat et au vote du Conseil régional Occitanie le 22 juin 2018. Vous pouvez retrouver ce rapport ici: AP du 22 Juin 2018-Eau.

Les élus régionaux de la France Insoumise, conformément à leurs engagements de campagne, travaillent les dossiers régionaux en lien avec les citoyens et collectifs impliqués et mobilisés sur des thématiques en discussion à la Région.

Aussi, il nous semble utile de solliciter largement vos avis, remarques, critiques et propositions, ici à propos de cette proposition de Plan d’intervention régional pour l’eau.

Pour nous, l’eau est en effet un bien commun dont la gestion et l’usage doivent s’inscrire dans des objectifs d’intérêt général.

Nous venons de découvrir ce rapport soumis à l’ensemble des élus et suite à une première lecture, nous regrettons au moins l’absence de deux thèmes majeurs: les modes de gestion de l’eau et l’avenir des concessions hydro-électriques. D’une part, nous proposons en effet depuis le début du mandat que le Conseil régional mette en place un dispositif pour inciter et accompagner les collectivités locales à instaurer des régies publiques de l’eau et de l’assainissement. Cette question est carrément absente du plan proposé. Tout comme est également absente la question des barrages hydro-électriques dont la gestion est ouverture à la concurrence par la décision du gouvernement.

Sur ces 2 questions mais également sur l’ensemble de la thématique de l’eau, nous attendons vos contributions. Elles éclaireront notre positionnement et nos propositions sur ce rapport.

Pour cela, utilisez la rubrique « commentaires » sous cet article.

9 commentaires sur “Donnez votre avis: Plan d’intervention régional pour l’eau

  1. Le département du GERS dispose de précipitations peu importantes (< 1000 mm / an) avec un léger contraste géographique (plus de précipitations à l’ouest) et un fort contraste saisonnier.
    Le département dispose également d’une entrée d’eau via le canal de la NESTE issu de l’impluvium du cours d’eau pyrénéen du même nom
    Les cours d’eau gersois présentent naturellement des étiages sévères et malgré cette situation particulière la demande en eau est importante . L’activité la plus demandeuse est l’agriculture.
    Plus locaux, mais non moins inquiétants, les résidus d’élevages (lisier), industriels (lies), les rejets de station d’épuration en mauvais état de fonctionnement (azote organique, phosphore organique), les rejets de station de production d’eau potable (charbons actifs) et les rejets de zone de stockage de déchets (lixiviats chargés en métaux lourds, métaloïdes, HAP, AOX ), les rejets issus d’installations diverses tel que les station services, stations de lavage diverses non encadrées par la police des ICPE sont également des facteurs aggravants.
    A peine un demi –siècle pour que notre département perde l’essentiel de ses zones humides, la majeur partie de ses ruisseaux de coteaux (busés, rectifiés, calibrés), les vestiges de milieux aquatiques sont dans des situations désespérés et l’écrevisse à patte blanche peut être considérée comme éteinte.
    La qualité des eaux brute de surface est médiocre à mauvaise.
    Les éléments déclassant sont : les matières en suspension (particules fines de terre), micropolluants d’origine agricole (résidus d’engrais, de pesticide).
    si nous continuons à découper la problématique de l'eau en petite tranche sans s'attaquer aux milieux aquatique qui peuvent redevenir notre source pure, gratuite et abondante…l'avenir de nos enfants s'assombrit encore un peu plus !

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  2. Les amis de la terre souhaite un vrai débat ouvert et serein sur la qualité des eaux de surface en s’appuyant sur la vraie problématique qu’est la protection et restauration des milieux aquatiques, ….des truites dans un cours d’eau son eau peut être bu !
    l’érosion des sols agricoles, des step sous dimensionnées, des traitement pesticides, les prélèvement qui dépasse la capacité du milieu naturel , les écosystèmes aquatique s’effondrent …
    en de moment de la boue coule dans nos cours d’eau et ce n’est pas normal (pas au sens de la normalité anthropique mais au sens de la normalité écosystémique !

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  3. Préservation de la qualité de l’eau de précipitation
    Les impluvi g sont des talwegs et des vallées de coteaux souvent courts, associés à des situations topographiques accidentées , nos départements st sujets à des effets de crues rapides et intenses.
    Les évolution récentes engendrées par la modification des pratiques agricoles (déprise herbagère, regroupement parcellaires mal ou non contrôlés, déboisement non compensés , élevage à forte densité ) entraîne une aggravation des phénomènes d’érosion responsable en grande partie de la dégradation des eaux de précipitation par le transport de terres fines et des micropolluants (résidus d’engrais, pesticides, matières organiques peu décomposées, déjections….).
    cf ce qu’il se passe ne ce moment

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  4. Le stockage de l’eau permet de réaliser des prélèvements dans le milieu naturel, lors de débits importants, afin de pouvoir l’utiliser en période de déficit.
    Le principe du stockage est admis avec des réserves sous des conditions restrictives d’établissement et de gestion des ouvrages.
    MAIS
    Le stockage de l’eau entraîne une perte accrue par évaporation qui doit être compensée.
    Le stockage de l’eau entraîne une dégradation de sa qualité pendant son stockage ou lors de son utilisation. Cette dégradation doit être corrigé in fine (traitement des effluents de production d’eau potable, traitement des effluents des entreprises utilisatrice, aménagement des parcelles irriguée afin de restituer au milieu des l’eau de bonne qualité ….etc)
    a/ conditions restrictives au choix des sites de création des ouvrages et des installations de stockage
    – L’ouvrage en cas de rupture ne doit pas aggraver les risques pour les zones habitées situées en aval,
    – Les ouvrages et installations ne doivent pas être implantés en barrage de cous d’eau,
    – Les ouvrages et installations ne doivent pas ennoyer de zones humides recelant des espèces inscrites sur la liste rouges des espèces végétales ou animales en dangers.
    – Les ouvrages et installations ne doivent pas être implantés dans des zones de reproduction d’espèces végétales ou animales protégées.
    b/ conditions restrictives aux travaux nécessaire à la réalisation des ouvrages, des installations et des aménagements.
    – Les aménagements compensatoires sont réalisés en priorité,
    – Les périodes de travaux de destruction de végétation, nécessaire à la réalisation de l’ouvrage respectent les périodes de reproduction des espèces de faune présentes,
    – La végétation détruite est valorisée,

    c/ condition restrictive au remplissage de l’ouvrage
    – Les ouvrages et installations doivent pouvoir être remplis intégralement de façon gravitaire.
    – Le remplissage de l’ouvrage est réalisé uniquement pendant la période ou l’hydrologie est importante (hautes eaux),
    – Le remplissage respecte les conditions hydrologiques nécessaires au bon fonctionnement écologique des milieux qui sont situé à l’aval
    – Le dispositif de remplissage respecte la vie dans le milieu prélevé en particulier des formes animales juvéniles.
    d/condition restrictive à l’usage de l’eau stockée
    -l’eau brute stockée ne ré-alimente pas de milieux naturels,
    -l’eau brute stocké est acheminée par des canalisations spécifiques vers leur lieu d’usage par voie gravitaire,
    -l’eau brute stockées n’entraîne pas d’augmentation des surface irriguées,
    -Un volume suffisant d’eau est maintenu en permanence dans l’ouvrage afin d’assurer la persistance de la vie qui s’y est implantée. Les conditions écologiques nécessaires à cette persistance doivent être assurées,
    -les nouveaux volumes stockés se substituent à des prélèvements réalisés dans le milieu naturel que le milieu soit ré-alimenté ou pas,
    e/condition restrictive à l’usage du site
    -La chasse n’est pas autorisée sur le site et les sites et aménagements compensateurs,
    f/conditions financières
    -chaque usager contribue aux coûts réels de création de l’ouvrage (études comprises) et de gestion des ouvrages au pro rata de l’intérêt qu’il y trouve,
    -Une réserve financière suffisante est établie dès la création de l’ouvrage, afin d’assurer la mise en œuvre éventuelle de nouvelles mesures correctives et compensatoires qui pourraient devenir nécessaires, ou la destruction de l’ouvrage et la restauration des milieux à échéance.

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  5. ENFIN
    L’eau STOCKÉE est répartie équitablement entre les usagers , les volumes affectés sont plafonné à une fraction raisonnable de la SAU des entreprises agricoles bénéficiaires (1/3 peut être une base, ça permettrait d’inciter à la réalisation d’assolements plus « sains » pour la protection des sols et l’économie d’eau).
    ET ON LAISSE TRANQUILLE LES POISSONS !!!!!

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  6. Il est évident que la précarité de la ressource en eau de notre région est préoccupante.
    De bonnes propositions, comme l’entretien des ripisylves, la démarche zéro-phyto pour les villes et les particuliers, la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage des jardins, la conservation des zones humides et la « désimperméabilisation » des bétonnages divers (encore que des précisions seraient utiles à la compréhension de ce néologisme..)
    On aurait aimé
    en entendre plus sur la conservation d’un littoral déjà très bétonné et menacé par la nouvelle loi et la montée de la mer,
    voir contesté le projet très coûteux et menaçant Aquadomitia qui amène les eaux du fleuve le plus pollué de France pour irriguer nos campagnes,
    interdire toute nouvelle pelouse, piscine et tout nouveau golf (sans compter l’ineffable miroir d’eau biterrois-« en circuit fermé », of course),
    conseiller aux viticulteurs et arboriculteurs les espèces peu consommatrices en eau,
    favoriser la collection des eaux pluviales dans les maisons et villas,
    pousser plus fermement les agriculteurs à cultiver sans pesticides et en agrodynamie et agroforesterie avec incitations financières,
    et pousser les communautés de communes à reprendre l’exploitation de l’eau en régie publique, ce qui est à l’évidence la meilleure assurance contre les fuites de réseau.

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  7. Je trouve ce plan d’action « plat ». Il reprend les axes des SDAGE Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée sans réellement y amener une plus-value. La prise de compétence sur l’eau de la région, à mon sens, parait superflue. La gestion de l’eau doit se faire sur un territoire cohérent hydrographiquement et non sur un territoire administratif. Il faut inciter à la création d’organisme unique de gestion de l’eau qui mettrons en place un mode de gestion adapté à leur territoire. Exemple, la CACG qui gère le système Neste par une gestion anticipée et stratégique des ressources en eau avec la mise en place de quotas alloués pouvant être modulés à tout moment. Pour répondre à vos questions, je pense que le cas-école du système Neste pourrait vous apportez des éléments de réponses. Le plan semble privilégier la gestion de l’eau par l’offre alors que nous devrions plus tôt tendre vers une gestion de l’eau par la demande avec des actions faites sur l’offre. La région veut apparemment lancée une nouvelle mission hydraulique sur les ouvrages de stockage de surface (retenue/barrage). Trois points négatifs apparaissent : l’augmentation de l’ETP, pourquoi stocker l’eau en surface alors qu’on sait que l’évaporation va augmenter d’ici 2030. L’aspect technique, toutes les vallées réellement intéressante pour ce type d’ouvrage son déjà équipée. La construction d’un ouvrage sur les vallées restantes n’est pas intéressant au vu stockage qu’il apporterait. Et le dernier point est bien sûr l’acceptation sociale d’un projet de retenue colinéaire, Sivens est l’exemple parfait.

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  8. La qualité de l’eau dans le Gers, déplorable !
    L’érosion des terre agricoles la source essentielle de dégradation
    Avez vous remarqué la couleur de l’eau qui coulait dans nos rivière ces trois derniers mois : brune, café au lait, poisseuse. NON, bien sûr, la situation est devenue tellement banale …..
    qu’elle peut en devenir normale
    La terre du Gers s’en va chaque année dans nos cours d’eau, à raison de deux centimètres par ans, en 10 ans c’est la terre arable qui nous nourris que s’en va !
    Les Amis de la Terre depuis de nombreuses années informent, sensibilisent, saisissent les différentes instances de ce département État, Conseil Départemental, Chambre d’Agriculture,
    MAIS la situation reste désespérément la même ; érosion , perte de sols, coulées de boues, empoissonnement de nos rivières, de la boue sur la route, dans nos villages, parfois dans nos maisons.
    Nos derniers courriers qui évoquaient cette situation décembre 2017, juin 2018 sont toujours sans réponse sur ce thème.

    Les coulées boueuses et torrentielles, QUI peuvent être classées parmi les mouvements de terrains se sont répétées dans notre département comme chaque année, aux mêmes endroits chaque années, avec les mêmes résultats, chaque année.

    Les coulées de boues érodent, dégradent la fertilité de nos sols agricoles, abîmes nos aménagements, et empoissonnent l’eau de nos cours d’eau.

    L’inexistence de la prise de mesures opérationnelles et curatives par les exploitants concernés est consternante et le silence de nos institution affligeante.

    Nous réitérons donc, devant vous, nos demandes aux institutions, nos suppliques, nos exigences :
    -Les mouvements de sols agricoles (coulées de boues) doivent être reconnus officiellement comme une contrainte forte en terme de protection de l’eau, des milieux aquatiques et des aménagements publics, et de ce fait soient inscrits dans les délais les plus brefs au titre des risques naturels majeurs dans le département du Gers et que la Commission Départementale des Risques Naturels Majeurs (CDRNM) en soit saisie.
    -la mise en œuvre de vraies mesures de gouvernance afin de guérir notre territoire de cette maladie (prescriptions spécifiques par arrêtés d’autorisation d’exploiter, étude du risque érosif à l’occasion des actes de cession de fonciers agricoles, inscription dans les programmes de mesures SDAGE et SAGE ).

    Notre terre s’en va, notre eau n’est plus vivante, demain LE DÉSERT……..

    Nous voulons de l’eau propre dans nos cours d’eau en 2018

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  9. Gestion de l’eau dans le Gers et les projets de territoire, de l’eau, de la vie ,

    Le Gers manque d’eau et la quantité d’eau disponible est limitée et non extensible,
    le Gers manque d’eau parce que trop d’eau est utilisée,
    le Gers manque d’eau parce que trop de surface sont irriguées. Le Maïs en coteaux, entre autre, une hérésie !
    Le 30 Novembre 2015, Madame ROYALE et Monsieur Le FOLL, respectivement Ministres de l’environnement et de l’agriculture, rappellent au préfet l’instruction de juin 2015 et lui demandent d’engager des projets de territoires afin de trouver des moyens de mettre en cohérence, en prévision de la révision des Schémas d’aménagements de Gestion de l’Eau (SAGE) la ressource en eau et les prélèvements dans le respect de la restauration des milieux aquatiques.

    Ce courrier remet en cause les accords bipartis, préalables établis (État /Agriculture), sans participation démocratique, dans le cadre de la définition des volumes prélevables destinés à l’usage l’agricole et gérés par les Organismes uniques de gestion collective (OUGCa) pour l’agriculture.

    Les amis de la terre sont mis à contribution dans les groupes de travail, et se sont données pour mission de rappeler les principes de partage équitable et de solidarité amont aval pour une juste répartition de l’usage de l’eau :
    Le bon fonctionnement des milieux aquatiques, garantie d’une eau brute de qualité (moindre coût de production d’eau potable),
    Les besoins en eau potable
    Et les autres usages dont l’usage agricole.
    Les bases de l’Intérêt Général
    Mais nous sommes toujours en attente de données fines des stockages d’eau (lacs privés et collectifs) par unité hydrologique, seules données qui peuvent permettre d’étayer une situation encore particulièrement confuse et d’établir un projet partagé, équitable, complet et solide.

    C’est pourquoi, nous demandons, sans être entendus une mise en commun de tous les volumes d’eau stockés, privées, collectif ou publics, MUTUALISATION, car l’eau est un bien commun ;

    Nous demandons une juste répartition des déficits entre les agriculteurs qui irriguent afin de revoir objectivement les soles irrigables dans un objectif essentiel d’économie et de limitation de son usage aux seules fins de production agricoles destinées à l’alimentation humaine ;

    Nous nous opposons à la création de nouveau barrage en cours d’eau pour de nouveaux stockages,

    L’eau est un bien commun indispensable aux fonctions des écosystème, au fonctionnement de notre société. Nous devons la respecter.

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